Changements de règles effectifs au 1er Août 2005
Vous trouverez ci-dessous le détail des explications fournies par la Commission Centrale d’Arbitrage et des Règles de jeu en ce qui concerne 12 changements importants dans le livre des règles.
A ces 12 changements majeurs, 9 autres nouveautés plus mineures ont été apportées et sont rapportés dans la deuxième partie de ce document.
Les 9 dernières nouveautés ainsi que certaines précisions ont été ajoutées à ce document le 13-sept-2005 ; elle figurent en caractères bleus.
1ère partie - changement majeurs
-1- Si un jet franc doit être exécuté après le signal de fin d’une mi-temps (ou d'une période de prolongation) aucun remplacement de joueur n’est autorisé, à l’exception de celui d’un joueur de l’équipe qui va tirer ; de plus, les coéquipiers du tireur doivent se tenir à une distance de 3 mètres au moins.
L’objectif est d’accélérer l’exécution de ces jets-francs et d’éviter d’avoir un agglomérat de joueurs de l’équipe qui tire, qui essayent d’en camoufler l’exécution.
Comme c’était le cas auparavant, seuls les joueurs de l’équipe qui défend sont autorisés à se trouver à l’intérieur de la ligne des 9 mètres. Pour un jet franc tiré d’une plus grande distance, les arbitres doivent être vigilants quant aux actions irrégulières si les joueurs des deux équipes essaient de batailler pour les positions à 3 mètres de distance.
Le lanceur doit rapidement se rendre sur l'endroit indiqué et les équipiers doivent s'écarter. Le lanceur devrait s'attendre à ce que l'arbitre siffle immédiatement. Tout retard d'exécution sera considéré comme un comportement antisportif, sauf si l'on procède à un remplacement pour faire entrer un nouveau lanceur. Les défenseurs doivent se retirer de 3 mètres et toute interférence sera considérée comme un comportement antisportif. Comme aucun remplacement n'est autorisé, il n'y a aucune raison d'attendre que les défenseurs soient prêts.
Si le gardien de but affirme être blessé, il doit quitter le terrain et être remplacé immédiatement. Tout autre remplacement est interdit. Le premier remplaçant qui tente de pénétrer sur le terrain entraîne une réduction ; tout remplacement supplémentaire est simplement arrêté.
-2- Il n’est plus obligatoire pour les arbitres d’accorder un time-out quand ils accordent un jet de 7 mètres.
Ce changement a été initié par le Conseil de l’IHF sous la pression de la télévision et autres, préoccupés par le temps effectif du match.
A la place du time-out obligatoire, il est demandé aux arbitres d’utiliser leur jugement et d’accorder un time-out seulement si il y a un délai important avant l’exécution du jet de 7 mètres (par exemple si il y remplacement du gardien de but ou du tireur), si cette perte de temps désavantage une des équipes.
Comme d’ordinaire, le score du match, le temps restant et le fait qu’une des équipes puisse avoir un joueur purgeant une exclusion, sont des facteurs qui entrent en ligne de compte dans le jugement des arbitres.
En cas de doute, le conseil serait de décider d’accorder un time-out.
-3- Lorsque le chronométreur (ou le délégué) siffle, généralement pour un team time-out ou un changement irrégulier, le chronomètre officiel doit être stoppé simultanément sans attendre le signal ou la confirmation des arbitres.
L’objectif est d’éviter les situations où les arbitres n’entendent pas le signal de la table et que le chronomètre continue de défiler, même si toute action s’étant déroulée après le coup de sifflet de la table est invalidée.
Il doit être noté que cette nouvelle règle dans ces situations donne l’autorité sur le temps de jeu au chronométreur/délégué plutôt qu’aux arbitres qui dans d’autres cas gardent toujours le dernier mot. Dans ces situations les arbitres n’auraient la possibilité d’intervenir que si, par exemple, ils observaient qu’en fait le chronomètre officiel n’avait pas été arrêté au moment précis du coup de sifflet. En contrepartie, si les arbitres n’entendent pas le coup de sifflet, ils doivent obtenir l’aide du chronométreur/délégué pour déterminer quelle était la situation sur le terrain au moment du coup de sifflet.
Il est possible que le match se poursuive après l'intervention de la table, si le signal n'est pas entendu par les arbitres et tous les joueurs. Ceci peut déboucher sur la situation où un défenseur pense que le match est interrompu mais où un attaquant continue son action. Il importe à ce moment d'éviter toute action en désespoir de cause qui pourrait être à l'origine d'une sanction, puisque cette sanction restera valide.
Il est à noter que le décompte du team time-out ne doit démarrer que sur indication des arbitres et non pas dès le coup de claxon ou de sifflet du chronométreur.
-4- Il a été décidé de faire passer le nombre maximum de joueurs par équipe de 12 à 14.
Cette disposition n’a pas été retenue par la FFHB pour les championnats hors élite et par conséquent ne concerne pas les compétitions départementales.
-5- Si un joueur non inscrit sur la feuille de match entre sur le terrain, « le responsable d’équipe », sera dès lors sanctionné dans le cadre de la progressivité en relation avec une sanction pour conduite antisportive.
Habituellement, le joueur entrant sur le terrain était disqualifié. Ceci n’était pas
perçu comme une sanction de bon sens pour une faute administrative et il est également important de sanctionner
la personne qui doit être tenue pour vraiment responsable de la prévention de cette erreur.
La même chose s’applique si « le responsable d’équipe » ne
s’assure pas du fait que seuls les officiels d’équipe inscrits sur la feuille et les joueurs
participants se trouvent dans la zone de changement.
-6- Des “piercings” visibles sur le corps peuvent être autorisés, mais seulement si ils sont recouverts d’un pansement adhésif sécurisé, de la même façon que pour une bague plate ou une petite boucle d’oreille.
Les “piercings" sur le corps sont devenus une préoccupation particulière en tant qu’ « objets dangereux ».
L’accent est mis sur les “piercings" qui peuvent être dangereux pour les autres joueurs, c'est à
dire pas ceux à l’intérieur de la bouche ou sous les vêtements. Les « piercing » visibles ne doivent jamais être
autorisés si ils ne sont pas recouverts d’un pansement.
-7- L’empiètement sur la surface de but (incluant le fait de toucher la balle sur la surface de but) par un adversaire de l’équipe du gardien de but, entraînera désormais une reprise du jeu sous la forme d’un renvoi c'est à dire que le gardien peut effectuer le jet de n’importe quel endroit à l’intérieur de sa surface de but.
Les situations dans lesquelles un attaquant empiète sur la surface de but et occasionne un jet franc pour les adversaires, provoquent des délais et des corrections indésirables, car le gardien a normalement la balle dans sa surface de but et doit se déplacer dans une zone particulière en dehors de sa surface de but pour exécuter le jet franc.
Il est important de noter que toute la souplesse qui accompagne la règle du renvoi s’exprime, en comparaison avec les règles plus strictes de l’exécution du jet franc.
Il n’y a pas de disposition pour que la reprise du jeu se fasse par un jet franc si la balle se trouve à l’extérieur de la zone de but au moment du coup de sifflet ; la reprise du jeu se fait toujours par un renvoi.
Précisions : Lorsque le ballon roule au sol dans la surface de but, il est considéré comme étant "en jeu" et appartenant au gardien. Lorsqu'il est dans la surface de but, au sol et immobile, il est considéré comme "hors jeu", le jeu ne pouvant alors reprendre que par un renvoi.
-8- L’accent mis sur la règle concernant les actions dangereuses conduisant à une disqualification a eu tendance à ne concerner que des actions très énergiques et violentes. Une interprétation sera insérée pour insister sur le fait qu’une action impliquant un impact physique relativement faible peut aussi être très dangereux, si il intervient au moment où l’adversaire est sans défense.
L’expérience a montré que la blessure résulte d’un contact physique relativement mineur,
si le joueur coupable commet cette action quand l’adversaire, par exemple, est en train de sauter ou de mener une contre attaque, ou
plus généralement, ne peut anticiper l’action et se défendre.
Les arbitres doivent prendre garde d’intégrer toutes ces situations à celles qui conduisent à
une disqualification.
-9-
Si la balle heurte le plafond ou un objet suspendu au plafond au dessus du terrain, la reprise du jeu se fera par une remise en jeu pour les adversaires de l’équipe qui a touché la balle en dernier. La remise en jeu s’effectue au point le plus proche de la ligne de touche la plus proche, en relation avec l’endroit où le ballon a heurté le plafond.
En 2001 les règles ont été changées de manière à ce qu’un jet franc soit la façon normale de faire reprendre le jeu après que le ballon ait heurté le plafond. L’expérience avec ce changement de règles a montré que des avantages de positionnement involontaires et inéquitables pouvaient survenir. Une remise en jeu donne une meilleure chance à l’équipe qui défend, notamment pour se mettre en position.
Le jeu doit reprendre du côté qui semble le plus proche de l'endroit où le ballon a touché le plafond. les joueurs ne doivent pas attendre de coup de sifflet pour reprendre le jeu.
-10- A la suite de l’exécution d’un renvoi, le lanceur est autorisé à rejouer le ballon après qu’il ait rebondit sur l’un des montants de but des adversaires.
Ce changement est simplement entrepris pour réparer une omission dans les règles. La règle équivalente existe dans le cas d’un jet franc, d’un jet de 7 mètres, d’une remise en jeu, d’un engagement, et l’intention a toujours été que la même chose s’applique au renvoi, mais cela n’apparaissait pas clairement au travers des règles.
-11- Des exclusions (et aussi des expulsions) peuvent aussi être prononcées en relation avec des infractions commises au cours des pauses de mi-temps et d’autres pauses (c'est à dire avant et entre les prolongations). Des règles particulières ont été également insérées pour aborder les irrégularités commises durant les épreuves décisives tels que l’épreuve des jets de 7 mètres à l’issue des prolongations.
Il y a quelques années, lorsque les règles concernant les exclusions et les expulsions pour des irrégularités commises en dehors du terrain ont été changées, il avait été omis, par souci de cohérence, d’étendre celles-ci pour couvrir également les irrégularités commises au cours des pauses de mi-temps et des autres pauses. Actuellement, la prochaine étape après « le carton jaune » est la disqualification, ce qui n’est pas jugé comme souhaitable.
Il se peut que les joueurs et les entraîneurs aient été habitués à une certaine réticence des arbitres à prendre des mesures contre des infractions commises pendant la mi-temps, puisque la seule alternative n'aurait pu être que la disqualification. Toute protestation, tout retour tardif sur le terrain pour la seconde mi-temps et toute autre attitude antisportive peut désormais être sanctionné d'une exclusion de 2 minutes.
-12- Une disqualification au cours de la dernière minute du match, au cours de laquelle l’équipe qui fait la faute, essaie sans ménagement d’empêcher ses adversaires d’obtenir une « occasion manifeste de but » (comme défini dans la règle 14) ou du moins une bonne position pour un tir au but, quand le but potentiel aurait été décisif (pour la victoire, le match nul, ou obtenir la différence de buts nécessaire), doit être l’objet d’un rapport, de manière à ce que les autorités compétentes puissent poursuivre leur action contre le joueur coupable.
Il y a une claire et malheureuse tendance à ce que les joueurs agissent de manière cynique dans la situation décrite. Ils « descendent » purement et simplement leur adversaire avec tous les moyens nécessaires pour éviter la dernière occasion de but, tout en sachant qu’éviter un but est important et que de se voir infligé une disqualification n’est pas important à ce dernier stade.
Cependant si la procédure de base doit être de faire un rapport sur le joueur de manière à ce qu’il puisse s’attendre à une exclusion pour plusieurs matches, cela pourrait avoir alors un effet dissuasif ; ce qui serait quelque chose d’important pour l’image de fair-play et l’éthique de notre sport.
2ème partie
-A1- Les situations où un joueur utilise le pied ou la jambe pour arrêter ou dévier le ballon ont été interprétées de manière plus précise. Un joueur qui bloque activement un tir ou une passe doit être sanctionné progressivement (dès que le cas se présente la première fois) ; ceci ne s'applique pas lorsqu'un joueur ferme les jambes par réflexe quand un adversaire tente de jouer le ballon entre ses jambes ou si le joueur se déplace vers un adversaire et que la jambe qui se déplace (comme partie du corps) se retrouve dans le sens de progression du ballon.
Les joueurs doivent abandonner l'habitude de tendre instinctivement leur jambe quand le ballon vient dans leur direction.
Comme par le passé, ce n'est jamais une faute si le ballon est lancé sur le pied/la jambe d'un joueur qui ne bouge pas le pied/la jambe.
-A2- Désormais, TOUS les joueurs d'une équipe qui prennent la position du gardien de but doivent porter un maillot de la même couleur. Cet éclaircissement s'applique également à tout joueur de champ qui remplace inopinément le gardien de but, comme c'est parfois le cas à la fin du match où une équipe tente de " combler son retard " (dans ce dernier cas, une chasuble de la couleur du maillot des gardiens doit être portée, le joueur devant continuer avec le même numéro de maillot).
Même si les officiels de table doivent être les premiers à découvrir un problème, les arbitres doivent faire montre de vigilance dans ce contexte. Si quelqu'un est entré sur le terrain comme gardien de but avec la mauvaise couleur, le match doit être arrêté et le joueur doit être invité à se changer. Le match reprend ensuite avec un jet franc accordé aux adversaires, mais aucune sanction personnelle ne sera infligée. (Si un joueur entre sur le terrain comme gardien de but dans la même tenue que les joueurs de champ, il s'agit d'un autre problème qui doit être considéré comme un remplacement irrégulier et être sanctionné en conséquence).
-A3- Il est toujours permis, mais plus obligatoire, d'avoir un capitaine d'équipe officiel, c'est-à-dire un joueur identifié par un brassard, qui doit participer au tirage au sort (pile ou face) avant le match. Tout joueur ou officiel peut représenter l'équipe pour le tirage au sort.
Les procédures du tirage au sort n'ont pas changé. Les arbitres demandent un participant de chaque équipe aux " responsables d'équipe " et acceptent leur choix.
Il va de soi qu'il ne peut s'agir que de personnes portées sur la feuille de match.
La présence d'un capitaine sur la feuille de match reste cependant obligatoire, ce capitaine devant toujours être identifié par le port d'un brassard, il conserve le même rôle administratif qu'auparavant.
-A4- Le " responsable d'équipe " doit s'assurer que seuls les joueurs éligibles et les officiels d'équipe du match sont dans la zone de remplacement une fois que le match a commencé. Toute infraction de cette règle entraîne une sanction progressive pour le " responsable d'équipe ".
-A5- La nouvelle version des règles de jeu explique clairement que si un officiel d'équipe (ou un joueur supplémentaire) qui entre sur le terrain avec la permission de prendre soin d'un joueur blessé profite de l'occasion pour coacher les joueurs présents sur le terrain ou pour approcher les arbitres ou les joueurs de l'autre équipe, il peut être sanctionné comme s'il avait commis un comportement antisportif.
Les personnes qui entrent sur le terrain doivent prendre toutes les précautions pour se concentrer uniquement sur leur joueur blessé. Il se peut qu'elles soient tentées de profiter de l'occasion pour critiquer les arbitres ou l'adversaire qui a pu être impliqué dans l'action contre le joueur blessé, mais c'est strictement interdit.
Les arbitres devraient se concentrer sur la prévention dans une situation où les émotions sont compréhensibles. Toute tendance à effectuer une action interdite doit être fermement découragée en alliant le geste à la parole. L'heure de la sanction sonnera seulement si la personne ne comprend pas le message et continue son action irrégulière.
-A6- La nouvelle version des règles explique clairement que si un joueur quitte le terrain par la ligne de touche en dehors de la zone de remplacement à des fins " innocentes " et sans en tirer un avantage, son comportement ne doit pas être considéré comme une attitude antisportive ou un remplacement irrégulier. Exemples : un joueur veut de l'eau ou une serviette sur le banc (ou derrière le but) ou alors un joueur qui a écopé d'une exclusion se rend vers le banc correctement, mais traverse la ligne de touche en dehors de la zone de remplacement.
Les arbitres ne devraient pas se concentrer sur ce type d'action innocente. Par exemple, si un joueur exclu quitte le terrain sans protester, il n'y a alors aucune raison de s'inquiéter si le joueur retourne au banc en dehors de la ligne des 15 cm.
-A7- La tâche de l'arbitre consistant à contrôler le comportement des joueurs et des officiels d'équipe commence dès que ces acteurs arrivent sur le site du match. Tout comportement susceptible d'être sanctionné s'il intervient pendant le match devrait également être sanctionné avant le match. Les alternatives sont un avertissement ou une disqualification. Cependant, dans de telles situations, il se peut que les arbitres ne se rendent pas toujours compte que la personne coupable participe au match. Dans des cas extrêmes, il se peut que cela ne soit découvert qu'après le début du match. Dans de tels cas, la sanction peut être infligée à ce moment. Une disqualification donnée " rétroactivement " n'induira pas une exclusion de 2 minutes, comme cela n'aurait pas été le cas si la disqualification avait été donnée avant le match. Un carton jaune sanctionnant un incident préalable au match ne devrait pas être donné après le début du match si le joueur ou l'officiel (ou un autre officiel) a déjà reçu un carton jaune.
Si les arbitres ont été victimes de la mauvaise conduite d'une personne avant le match, ils devraient tout mettre en œuvre pour déterminer avant le début de la rencontre si la personne est un joueur ou un officiel d'une des équipes du match. Cela permet en effet d'infliger la sanction avant que le match ne démarre. Dans le cas d'une disqualification, cela permettrait à l'équipe de remplacer la personne.
Conseil évident aux joueurs et aux officiels : évitez toute confrontation avant le match, spécialement parce qu´il est erroné de croire que tout agissement préalable au match restera impuni.
-A8- Il convient de remarquer que la Règle 15 a été " rationalisée " pour ce qui concerne les conséquences de fautes avant qu'un jet formel soit exécuté, pendant l'exécution d'un jet qui n'a pas été précédé par un coup de sifflet de reprise et pendant l'exécution d'un jet qui a été précédé par un coup de sifflet de reprise. Dans ce dernier cas, le résultat est généralement une perte de possession pour l'équipe qui exécute le jet. Dans les autres cas, il y a normalement une correction et une répétition.
-A9- La nouvelle version des règles précise qu´un joueur exécutant un jet de 7 mètres peut prendre une position allant jusqu'à un mètre derrière la ligne des 7 mètres (ceci peut-être considéré comme une manière d'éviter le risque de glisser/marcher sur la ligne). Ceci n'affecte pas les positions des autres joueurs.
Il n'y a pas de marge supplémentaire sur le côté ; le lanceur doit rester derrière la ligne de 1 mètre de large.
Les défenseurs doivent se situer à 3 mètres au moins de la ligne de 7 mètres (et non pas de la position du tireur).






